Comment s’habiller quand on est ado et en surpoids?

Comment s’habiller quand on est ado et en surpoids?

“Comment s’habiller quand on est ado et en surpoids ? La collection Côme & Zélie est une des réponses. Une diététicienne souligne l’importance du vêtement pour que les jeunes se sentent mieux dans leur peau.”

Ouest-France nous consacre un article cette semaine !

En 2016, Emmanuelle Carriot crée Côme & Zélie, une ligne de vêtements pour enfants et ados en surpoids. Sa rencontre avec une diététicienne éclaire sa démarche originale. Oui, un vêtement à la bonne taille constitue un des éléments de la prise en charge du jeune patient. Le surpoids, et l’obésité encore plus, nécessite une prise en charge médicale pour éviter les conséquences négatives sur la santé. Cette prise en charge a de multiples dimensions : médicale, diététique, psychologique… Un élément est rarement évoqué. Pour être mieux dans son corps, la personne en surpoids doit se sentir à l’aise dans ses vêtements.

«Deux tailles au-dessus, ça ne marche pas»

«C’est d’autant plus vrai pour les enfants. Toute différence est souvent la source de harcèlement », note Emmanuelle Carriot. Un vêtement mal coupé dans lequel l’enfant se sent trop serré peut suffire à déclencher les moqueries, les sous-entendus. C’est un des éléments qui a poussé Emmanuelle Carriot à dessiner la gamme Côme & Zélie. Une cinquantaine de références sont disponibles sur leur site internet. «L’autre jour, un papa cherchait une robe pour sa fille invitée à une cérémonie. Il ne trouvait pas le vêtement en magasin classique. » La créatrice de Côme & Zélie a travaillé dans l’univers du prêt-à-porter, elle en connaît les points faibles. «C’est surtout au niveau des bas que ça coince. Prendre deux tailles au-dessus, ça ne marche pas. C’est trop long ou trop large. Un jean, par exemple, tombera au niveau des fesses.» Emmanuelle Carriot participe ponctuellement à des colloques consacrés à la prise en charge de l’obésité.

C’est l’occasion de créer un contact avec le corps médical. La qualité du dialogue est… variable. «Certains médecins ne souhaitent pas évoquer avec leurs patients l’existence de marques de vêtements adaptés.» «L’enfant aura plus de force » Parmi les diététiciens, l’ouverture est de mise. C’est le cas de Mélanie Dantec, diététicienne nutritionniste dont le cabinet est situé à Plonéour-Lanvern. La professionnelle trouve la proposition de Côme &  Zélie logique. «J’ai déjà constaté cette préoccupation en consultation. Parfois, les enfants n’en parlent pas. Les petites filles abordent le sujet plus fréquemment. Je vois des enfants qui tirent sur leurs vêtements trop serrés. Il est tout à fait possible de dire que des vêtements adaptés existent quand le sujet est abordé par le jeune ou ses parents», confirme Mélanie Dantec. Selon la diététicienne, l’aspect vestimentaire ne doit pas être négligé. «Dans des vêtements à sa taille, l’enfant va se sentir comme les autres. Il aura plus de force.» Emmanuelle Carriot renchérit. «Les vêtements font partie de l’image de soi. C’est une démarche globale. Et les parents sont ravis lorsqu’on leur fait remarquer que leur enfant est bien habillé.»

Jean-Pierre LE CARROU.

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